Entre distance professionnelle, proximité relationnelle, affects et cadre, cet article interroge ce que signifie réellement être présent auprès d’une personne accompagnée sans se perdre dans la relation. Je propose d’y déplacer la notion classique de « bonne distance » vers celle de « bonne proximité » : une manière de penser l’engagement humain du professionnel, ses émotions, ses limites et sa capacité réflexive. Une réflexion située sur la posture en travail social, entre présence, responsabilité, relation et nécessité de rester suffisamment proche pour rencontrer l’autre sans renoncer au cadre.
Dans le travail social, jusqu’où peut aller la marge d’appréciation professionnelle lorsqu’un cadre commun existe ? À partir de discussions avec des collègues, je questionne ici la place des règles, des exceptions, de la congruence et de la responsabilité. Une réflexion sur la manière de préserver la souplesse nécessaire à l’accompagnement sans transformer chaque situation particulière en exception permanente.


